Leonard de Vinci 500 ans après, un Genie universel et la science de la Peinture

A l’occasion des cinq cent ans de la mort de Léonard de Vinci en France à Amboise, le musée du Louvre lui consacre une grande rétrospective.

Mu par une inépuisable curiosité, Léonard de Vinci a fait de nombreuses recherches scientifiques pour recréer le monde réel par la peinture. Formé dans l’atelier d’Andréa Del Verrocchio, l’artiste le plus polyvalent de Florence, Léonard de Vinci va étudier l’effet de la lumière sur les sculptures afin de l’adapter à la peinture et donner l’illusion du volume. Pour Léonard, l’espace et la forme sont engendrés par la lumière. Des études de drapés montrent son travail sur l’ombre et la lumière ou le clair-obscur.

Tout au long de sa vie, Léonard ne cesse d’observer et d’étudier la nature à travers de nombreuses disciplines : géométrie, architecture, cartographie, génie hydraulique, botanique, anatomie. Ses recherches sont consignées dans ses carnets de notes et ses dessins. S’appuyant sur ses recherches sur l’optique, le Maitre de la Renaissance met au point la technique du « sfumato » : grâce à la superposition d’une infinité de glacis, il parvient à donner une impression de volume sans ligne ni contour.
Sans cesse à la recherche d’un mécène, Léonard de Vinci travaille pour les Sforza de Milan, la République de Florence, la famille d’Este à Mantoue (en témoigne un magnifique portrait d’Isabelle d’Este), la République de Venise, le condottiere César Borgia et Julien de Médicis pour finalement accepter l’invitation de François Ier à s’installer en France en 1516. Il emporte avec lui trois œuvres magistrales : Sainte-Anne, la Joconde et Saint Jean-Baptiste dans lesquelles la technique du sfumato atteint son apogée. La Joconde a été acquise par François Ier avant la mort de Léonard.

La recherche scientifique était pour Léonard de Vinci un instrument dans sa quête de représenter le monde réel et le mouvement, principe de toute vie. Léonard retouche sans cesse ses tableaux sans les achever en quête d’une impossible perfection.
Un tableau inachevé devient le corolaire d’un art vivant et non statique.

Par Dauphine de Schonen - Musée du Louvre

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