Zao Wou-Ki, l’espace est silence

La première grande exposition de Zao Wou-Ki au musée de l’Art Moderne à Paris.

Né a Pékin dans une famille de lettrés, Zao Wou-Ki quitte la Chine, attiré par Paris, à la découverte de « L’Art Vivant ».

Influencé par des artistes, tels Michaux, Klee, il abandonne toute figuration. Il écrira : « Ma peinture devient illisible, je tends vers une écriture imaginaire ».

Privilégiant les grands formats, et l’horizontalité, il introduit le noir et le blanc, et ces deux couleurs deviennent une seule couleur, oscillant entre jaune et bruns. Devant ses grandes toiles, comme « Traversée des Apparences » en 1956, notre regard se perd, sans pouvoir se reporter au réel.
Toute son œuvre est empreinte de poésie, de musique, et de nostalgie, comme « En mémoire de May » (1972), en souvenir de sa seconde épouse décédée.

Son œuvre mouvante et complexe, entre Orient et Occident, imprégnée d’espace et de nature, nous transporte dans tous les sens du terme.

Par Nicole Pradon