La « Nuit du Quatuor » à l’Orangerie

Lorsque musique et peinture entrent en vibration….


Le seul fait de pénétrer dans les salles des Nymphéas du musée de l’Orangerie est en soi une expérience incomparable : une immersion soudaine dans l’univers aquatique et vibrant des peintures de Monet qui vous entourent de leur ovale parfait. Et lorsque ces vibrations entrent en concordance avec celles d’un quatuor à cordes, l’émotion est indéfinissable.
Ce fut le cas lors de la Nuit Blanche du 1er octobre dernier. La direction de ProQuartet avait convié une quarantaine de membres de Bienvenue en France au concert privé d’ouverture de la « Nuit du Quatuor ».
Le Quatuor Confluence a ouvert ce concert par une œuvre contemporaine de la compositrice roumaine Dobrinka Toakova. Dès les premières notes, la musique est entrée en vibration avec les peintures de Claude Monet : parfois murmures plaintifs des cordes à peine effleurées, parfois accents violents et douloureux, mais toujours vibrants.
Lui ont succédé les harmonies beaucoup plus classiques du Quatuor op 76 n°1 de HAYDN, superbement interprété par le jeune quatuor Confluence, remarquable pour la complicité de ses musiciens, la subtilité de leur jeu, l’attention et le dialogue sans faille entre eux, l’intensité de leur conviction, avec aussi, parfois, des effleurements de cordes faisant écho aux touches de couleur des Nymphéas.
Rarement le mot vibration aura autant pris son sens.
La soirée s’est poursuivie sous les arcades du Café Lapérouse, avec lever de lune… bref, une Nuit Blanche exceptionnelle, grâce à ProQuartet.

AU COEUR DE LA MUSIQUE

Annie Lionnet

 
 
 
 
 
 
 
 
© Bienvenue en France AL