L’Arc de Triomphe, un arc romain bâti sur une étoile !

Déguster une coupe de champagne à 10h du matin au sommet de l’Arc de Triomphe a été une expérience inoubliable pour la quarantaine de membres de Bienvenue invités à fêter les 40 ans de notre association.


La matinée avait commencé de façon émouvante, devant la dalle sacrée, qui abrite la dépouille du Soldat inconnu, nos guides nous contant l’histoire d’un monument auquel tous les régimes, la royauté, la Révolution, les deux Empires et la République ont été associés. Avec Napoléon 1eren tête !
Dès 1660, Louis XV fait raser en partie la colline, dénommée à l’époque colline de Chaillot, qui obstruait la route qui reliait le Louvre à Versailles. Il recule par la même occasion les limites de Paris. Les Champs Elysées vont remplacer l’espace mal famé d’antan. On pense en 1774 à élever sur la petite colline, un éléphant centre d’attraction de 95 mètres de haut ! Le projet est jugé trop cher par Louis XVI. Pendant la Révolution, plusieurs fêtes de la Fraternité et de la Constitution s’y déroulent. Mais la place est toujours vide. Napoléon Ier, au retour d’Austerlitz, souhaite faire construire un arc de triomphe à la gloire de ses soldats, du côté de la Bastille. Le ministre de l’Intérieur Champagny convainc l’Empereur de choisir la future place de l’Etoile et soutient l’architecte Jean-François Chalgrin. Le décret est signé en février 1806. En 1810, la future épouse de Napoléon, l’archiduchesse Marie-Louise fait son entrée dans Paris en passant sous une maquette de l’Arc de Triomphe en vraie grandeur avec stuc et toiles peintes.
En 1814, l’Arc de Triomphe est élevé jusqu’aux voûtes. La construction est abandonnée sous la Restauration, puis reprise par Louis XVIII à la gloire des soldats de l’armée royale des Pyrénées. Louis Philippe Ier, roi des Français, donne au monument son destin définitif : symboliser l’histoire héroïque de tous les Français. Quatre hauts-reliefs se détachent : la célèbre « La Marseillaise » de Rude, « le Triomphe de 1810 » représente Napoléon sous les traits d’un empereur romain en toge, « La résistance de 1814 » et « La Paix de 1815 ».
Napoléon III le jour de son sacre, Victor Hugo dans son catafalque veillé par 3 millions de personnes, le général de Gaulle lors de la Libération de Paris, passeront sous ses voûtes. Ainsi que tous nos présidents de la République et les hôtes officiels de la France.
Nous connaissions en partie cette histoire. Mais se recueillir, en silence, devant la flamme est une expérience qui nous a tous émus, toutes nationalités confondues.

Par Francine Boidevaix

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